La Sierra Léone par la presse

 

Maison citadine en bois

Une fois n'est pas coutume, partageons la vie de la presse l'espace d'un moment, avec quelques extraits sortis fin septembre 2004 et mai 2005.

 La Sierra Leone compte exporter 120 millions de dollars de diamants en 2004

 FREETOWN, 23 sept (AFP) - La Sierra Leone compte exporter pour 120 millions de dollars de diamants en 2004, grâce à la reprise de l'extraction dans ce petit d'Afrique de l'ouest dévasté par une décennie de guerre, ont annoncé jeudi des sources officielles.

 Selon Hindolo Myers, qui dirige le bureau national de l'or et du diamant, les exportations légales de ces pierres précieuses essentiellement extraites en surface ou dans des cours d'eau ont, à ce stade de l'année, déjà atteint 99 millions de dollars, contre seulement 50 en 2003.

 Le contrôle du commerce du diamant est l'une des raisons qui ont fait plonger la Sierra Leone dans une décennie de conflit sanglant et parmi les plus cruels des dernières années.

 Les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF), en lutte contre le pouvoir centrale jusqu'en 2001, ont exporté clandestinement des centaines de millions de dollars de "diamants du sang", notamment via le Liberia, le Liban et Israël, selon les rapports des Nations unies.

 Les nouvelles dispositions prises dans le cadre du "Processus de Kimberley", qui exigent notamment un certificat d'origine des diamants en circulation, permet de s'assurer de la légalité de leur commerce.

 C'est grâce à ce dispositif, a indiqué M. Myers à l'AFP, que la Sierra Leone peut engranger de tels revenus de l'industrie diamantifère cette année.

 "Il (Kimberley) a induit la peur jusque dans les coeurs des trafiquants impliqués à l'autre bout du monde et nous permet à nous d'augmenter nos exportations", a-t-il fait valoir.

 M. Myers a également reconnu que la présence massive de soldats de maintien de la paix de l'ONU dans le pays avait été dissuasive pour les contrebandiers mais s'est montré confiant qu'après le retrait, qui devrait être achevé en juin 2005, la police et l'armée locales sauraient leur succéder. 

Rue de Freetown

Les Casques bleus de la Minusil débutent leur retrait de Freetown

FREETOWN, 23 sept: Les Casques bleus de la Mission des Nations unies en Sierra Leone (Minusil) ont débuté jeudi leur retrait de Freetown, où la sécurité sera désormais assurée par les nouvelles police et armée sierra-léonaises, a-t-on appris auprès de responsables des Nations unies.

 Ce retrait entre dans le cadre du départ progressif de la mission des Nations unies, sur place depuis cinq ans pour restaurer la paix dans ce pays ravagé par 10 années de guerre civile (1991-2001).

 "Nous avons confiance dans leurs capacités, nous les avons testés et vu ce qu'ils sont capables de faire et nous savons comment les aider pour améliorer leurs points faibles", a déclaré à l'AFP Hudson Benzu, responsable de la police civile de l'ONU.

 "De toutes façons nous ne partons pas (...) nous resterons sur place pour continuer à les aider, à les former et pour assurer à la population qu'ils sont prêts", a-t-il assuré.

 La Mission des Nations unies en Sierra Leone (Minusil) dont les effectifs atteignaient 17.500 lorsqu'elle avait été créée en 1999, compte actuellement 9.000 hommes qui seront réduits à 5.000 à la fin de l'année, avant d'être à nouveau diminués en février.

 Les troupes de l'ONU, qui se sont déjà retirées du nord, du sud et de l'est du pays depuis le mois de mai, seront présentes sur le territoire sierra-léonais au moins jusqu'à juin 2005.

 Quelque 7.800 policiers ont été formés par des experts internationaux pour assurer la sécurité de la populaton.

 Le retrait des Casques bleus fait l'objet de nombreuses plaintes de civils qui craignent que leurs forces nationales ne soient insuffisament armées pour faire face à la menace potentielle que représente une population accablée par le chômage et la hausse des prix des produits de première nécessité.

 De même, les armes circulant aux frontières guinéenne et libérienne font peser la menace d'une nouvelle instabilité, notamment sur les zones d'extraction de diamants.

 "Nous ne sommes pas prêts à voir l'ONU partir", explique Gibrile King, qui vit dans la région de Kono (est). "Je crois que nous ne sommes pas encore hors de danger."

Freetown

 Tribunal spécial de Freetown: un inculpé dénonce les témoignages anonymes

 FREETOWN, 20 sept (AFP) - Un ancien ministre sierra-léonais, Sam Hinga Norman, inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité par le tribunal spécial de Freetown, a menacé lundi de ne plus coopérer avec la justice si la cour continue de permettre les témoignages anonymes.

 "Je ne participerai plus à aucun procès où le visage du témoin n'est pas offert à la vue du public", a affirmé M. Norman.

 L'ancien ministre et deux de ses principaux lieutenants ont été inculpés pour leur responsabilité présumée dans des atrocités commises par les milices pro-gouvernementales de chasseurs Kamajors, pendant les dernières années de la guerre civile en Sierra Leone (1991-2001).

 Le 11e des 170 témoins convoqués dans cette affaire, un ancien sergent de police identifié sous le code "TF2033", a témoigné lundi derrière un paravent au sujet de crimes qui auraient été commis par les Kamajors en 1998 lors d'une intervention dans la région diamantifère de Kenema.

 Selon le policier âgé de 51 ans, les miliciens auraient assassiné à cette occasion au moins huit officiers de police.

 Le tribunal spécial de Freetown est chargé de juger les principaux responsables des crimes commis durant la guerre civile qui a fait jusqu'à 200.000 morts en dix ans.

Le gouvernement nigérian demande le rejet d'une plainte sur l'asile accordé à Taylor

 ABUJA, 15 sept (AFP) - Le gouvernement nigérian a appelé mercredi la Haute cour fédérale d'Abuja à rejeter une plainte déposée contre l'asile accordé par le Nigeria à l'ancien président libérien Charles Taylor.

 Les deux plaignants de nationalité nigériane, Emmanuel Egbuna et David Anyaele, ont été amputés en Sierra Leone en 1999 par des membres du RUF (Front révolutionnaire uni), rébellion alors soutenue par M. Taylor.

 Ils demandent que l'asile accordé à l'ancien président libérien soit levé et qu'il soit extradé de façon à comparaitre devant le tribunal spécial pour les crimes de guerre en Sierra Leone, créé en 2002 à Freetown en coopération avec l'Onu.

 Le 4 juin 2003, Charles Taylor a été inculpé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité par le Tribunal spécial de Freetown pour son implication dans la guerre civile (1991-2001) qui a fait jusqu'à 200.000 morts en Sierra Leone voisine et son soutien aux rebelles du RUF .

 L'ancien président libérien vit au Nigeria depuis août 2003, après que les autorités d'Abuja lui ont accordé l'asile.

 La plainte a été déposée contre le président nigérian Olusegun Obasanjo, son ministre de la Justice et trois agences gouvernementales.

 L'avocat du gouvernement, Wole Aina, a estimé mercredi au tribunal que la plainte n'était pas recevable, n'ayant pas été déposée dans le délai requis de trois mois.

 M. Taylor s'est vu accorder l'asile en août 2003 et la plainte n'a été déposée qu'en mai 2004, soit environ neuf mois plus tard, a-t-il affirmé.

 "Je demande à la cour d'accepter l'objection et de rejeter cette plainte", a déclaré l'avocat.

 Le juge Stephen Adah a ajourné le procès au 13 octobre pour permettre aux plaignants d'étudier cette objection préliminaire.

 Des organisations internationales de défense des droits de l'Homme, ainsi que le Syndicat des journalistes du Nigeria (NUJ), ont appelé le président Obasanjo à livrer M. Taylor au tribunal de Freetown.

 Mais en dépit du mandat d'arrêt international dont Charles Taylor fait l'objet, le président nigérian s'y est toujours refusé, estimant que son exil était indispensable à la bonne marche du processus de paix libérien.

Le marché à la gare routière

La MINUSIL pourrait se retirer d'ici fin décembre

DAKAR, le 6 mai (IRIN) - La situation est redevenue calme en Sierra Leone et un retrait des forces de la Mission des Nations unies en Sierra Leone (MINUSIL) pourrait être envisagé d'ici la fin de l'année, a indiqué le Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.

Quelque 3 400 casques bleus sont encore basés dans ce pays d'Afrique de l'ouest, plus de trois ans après la fin d'une longue guerre civile très atroce qui a choqué la communauté internationale avec ses images de jeunes gens drogués mutilant les populations civiles.

Dans un rapport publié jeudi dernier, Annan a demandé au Conseil de sécurité de renouveler pour une dernière fois le mandat des troupes onusiennes de six mois.

"Depuis le dernier rapport que j'ai reçu, la situation dans le pays est calme et stable", a-t-il indiqué aux 15 membres du Conseil de sécurité. "Je suggère que le retrait des forces de la MINUSIL commence mi-août 2005 et s'achève en fin décembre".

La MINUSIL a été créée en octobre 1999 pour contribuer à la restauration de la paix en Sierra Leone. Au plus fort de la crise, la force des Nations unies comptait 17 000 hommes et constituait le plus important contingent de casques bleus en opération dans le monde.

Il était prévu que les forces de la MINUSIL se retirent de la Sierra Leone à la fin de l'année dernière, mais leur mandat a été prolongé en raison de l'insécurité qui règne dans les pays voisins que sont le Liberia et la Guinée.

Selon Annan, il "n'y a pas de menace extérieure sérieuse actuellement" contre le pays, même s'il a mis en exergue quelques problèmes régionaux qui pourraient dans l'avenir avoir des conséquences néfastes sur la Sierra Leone.

La poursuite de la crise ivoirienne, la possible instabilité de la Guinée et les élections d'après-guerre qui se tiendront au Liberia en octobre prochain devront faire l'objet d'une attention particulière, a indiqué Annan.

"Le dernier bataillon d'infanterie de la MINUSIL et des moyens aériens devront restés opérationnels jusqu'en fin novembre, le temps que les résultats des élections au Liberia soient connus", a suggéré Annan au Conseil de sécurité.

Il a en outre exhorté le gouvernement de Freetown à "saisir cette occasion unique" pour tenter de renforcer la sécurité, le système judiciaire et combattre la pauvreté pendant que les forces de maintien de la paix sont encore présentes sur son territoire.

"En dépit des progrès accomplis dans la consolidation de la paix en Sierra Leone, la situation dans son ensemble reste fragile", a déclaré Annan. "La pauvreté généralisée, l'analphabétisme, la discrimination contre les femmes, la corruption, l'absence d'autorité et le taux élevé de chômage posent encore de sérieux problèmes".

Pour Annan, le gouvernement sierra léonais aura besoin d'une aide soutenue de la communauté internationale et d'une forte présence de l'agence des Nations unies après le retrait des forces de la MINUSIL.

Selon une étude du gouvernement sierra léonais qui s'est achevée en 2004, 70 pour cent des six millions d'habitants que compte le pays vivent avec moins d'un dollar par jour.

Difficile à expliquer

La Chambre des représentants veut que Charles Taylor soit livré à la justice

 WASHINGTON (Etats-Unis), 4 mai 2005 (AFP) - La Chambre des représentants américaine a adopté mercredi une résolution demandant que l'ancien président libérien Charles Taylor, en exil au Nigeria, soit livré à la justice pour répondre de crimes de guerre durant la guerre civile en Sierra Leone.

 Ce texte, adopté à la quasi unanimité (421 voix contre 1), demande au Nigeria "de transférer rapidement" Charles Taylor au tribunal spécial pour la Sierra Leone.

 Il qualifie notamment Charles Taylor de menace "grave, immédiate et continue à la stabilité politique, à la sécurité et à la paix libériennes et ouest-africaines, et aux intérêts américains dans la région".

 La semaine dernière, huit sénateurs américains, républicains et démocrates,avaient demandé à la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice d'intervenir pour que Charles Taylor soit livré à la justice, estimant qu'"Il est temps que la communauté internationale, l'Onu et les Etats-Unis mettent fin à ce chapitre extrêmement destructeur de l'histoire de l'Afrique de l'Ouest".

 Charles Taylor, inculpé en juin 2003 de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité par le Tribunal spécial de Freetown pour son implication dans la guerre civile (1991 -2001) en Sierra Leone, vit en exil au Nigeria depuis août 2003.

 En dépit du mandat d'arrêt international dont il fait l'objet, le gouvernement nigérian s'est toujours refusé à le livrer au tribunal de Freetown, estimant son exil indispensable à la bonne marche du processus de paix au Liberia, qu'il avait dû fuir en raison des avances de plusieurs rébellions.

Forêt

De Silva nommé procureur en chef du tribunal spécial pour la Sierra Leone

 FREETOWN, 5 mai (AFP) - Le Britannique Desmond De Silva a été nommé jeudi procureur en chef du Tribunal spécial de Freetown, et a profité de l'occasion pour exiger des autorités nigérianes qu'elles mettent fin à l'asile accordé à l'ex-président libérien Charles Taylor, inculpé de crimes de guerre.

 "Le Nigeria n'a pas de base légale pour héberger Charles Taylor dans la mesure où il est inculpé de crimes de guerre", a déclaré M. De Silva, 65 ans,qui était jusqu'à présent adjoint du procureur David Crane, qui quittera son poste en juillet prochain.

 "Le Nigeria est obligé d'obéir à la demande d'extradition, et s'il ne le fait pas, il pourrait être sanctionné", a déclaré M. De Silva.

 Le 4 juin 2003, l'ex-président Charles Taylor a été inculpé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité par le tribunal de Freetown pour son implication dans la guerre et son soutien aux rebelles sierra léonais.

 L'ancien président libérien vit au Nigeria depuis août 2003, où les autorités lui ont accordé l'asile.

 En dépit du mandat d'arrêt international dont il fait l'objet, le gouvernement nigérian s'est toujours refusé à le livrer au tribunal de Freetown, estimant son exil indispensable à la bonne marche du processus de paix au Liberia, qu'il avait dû fuir en raison de l'avance de plusieurs rébellions.

 La pression s'accentue néanmoins sur le président nigérian Olusegun Obasanjo, en visite officielle à Washington, au lendemain d'une résolution votée par la Chambre des représentants américaine, demandant aux autorités nigérianes de mettre fin à l'asile politique accordé à Taylor et de le"transférer rapidement" au tribunal spécial pour la Sierra Leone.

 En début de semaine, David Crane, ancien juriste au département de la Défense à Washington, avait accusé Charles Taylor d'avoir "ordonné l'assassinat" de son rival de longue date, le président guinéen Lansana Conté,en janvier 2005.

Epave voiture

[Histoire] [Freetown] [Kenema] [Plages] [Medias SL] [En Route]