Ménégou

Nous voilà partis à la découverte du désert, avec un moyen de locomotion peu courant en Europe: le dromadaire. Nous nous rendons à Ménégou, situé à 12 kilomètres au nord-ouest de Gorom-Gorom, sur les premières dunes de sable du Sahel.

Et pour faire plaisir à mon filleul Vincent, plongez-vous sur la page suivante dans la vie d'un dromadaire.

Déjà dès la sortie de Gorom-Gorom la végétation se fait moins dense et nous quittons rapidement la piste pour nous enfoncer dans la brousse. Mais bon, pas trop le temps d'admirer au début, car il faut avant tout s'accoutumer au trot de l'animal et à son balancement qui nous malaxe le dos et les fesses.

Et maintenant,
c'est à droite ou bien à gauche?

Vers midi, nous nous arrêtons un peu à l'écart d'un petit village composé de quelques huttes pour le repas (que nous avons pris soin d'emporter avec nous, car ici, à part le mil, il n'y a rien).

Les récoltes sont mises dans ces greniers et doivent permettre aux villageois de tenir jusqu'à l'année prochaine.

Comme toujours, c'est aux enfants et aux femmes qu'il incombe de piler le mil et autres céréales pendant que les hommes sacrifient au rituel du thé.

Puis le berger va récupérer les animaux, car il est l'heure de continuer notre chemin.

Comme nous sommes en saison des pluies, la rivière est très gonflée et le terrain tout inondé. Et le dromadaire n'est pas du tout agile en terrain glissant. Cela nous oblige à faire un grand détour, malgré l'orage qui menace. Mais une fois la rivière passée, les dunes seront en vue.

Malheureusement l'orage nous aura rejoint avant que nous n'ayons eu le temps de rejoindre Ménégou. Il est si violent qu'en 5 minutes nous sommes trempés jusqu'aux os. Notre guide lance les animaux au galop pour aller plus vite.

Enfin le village est en vue et nous nous dépêchons d'entrer dans une maison. Mais toutes nos affaires sont trempes. Et l'orage dehors se déchaîne de plus belle.

Le soir, tout étant mouillé, nous ne ferons pas grand chose, si ce n'est souper avec les villageois (des amis du guide depuis le temps qu'il vient ici).

Comme la pluie menace toujours, nous ne pourrons pas non plus dormir sur les dunes à la belle étoile, pas plus que nous ne pourrons admirer le lever du soleil le lendemain matin, l'horizon étant resté brumeux et le ciel couvert. Nous passerons donc la nuit dans la hutte ronde construite pour les visiteurs un peu à l'écart du village.

Ménégou est vraiment aux portes du désert, construit sur la première dune de sable. En arrivant par l'Est, il y a la rivière au pied de la dune avec une végétation abondante.

Un chemin serpentant au milieu des épineux nous conduit sur la dune.

Les ruelles sont très étroites et elles se transforment en torrent lors des orages puis en patinoire de sables mouvants juste après.

Tout le village est construit en Banco, avec une cour centrale pour chaque famille. Hommes et animaux cohabitent.

Dès que nous quittons le village vers l'Est ou le Nord, ce n'est alors plus qu'une étendue de sable qui s'offre à nos yeux. Actuellement la végétation et l'herbe sont très denses puisque nous sommes vers la fin de la saison des pluies. Je vous laisse contempler en imaginant ce que cela doit donner au plus fort de la saison sèche.

Puis il est temps pour nous de reprendre la route direction Gorom-Gorom en dromadaire puis direction Dori en 4x4.

Vivez ici la suite de notre périple.

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