Mission à Dédougou

Origine du projet

Origine du projet

Le centre de formation guide de Dédougou a été construit grâce au financement des scouts de Suisse. Les travaux de construction ont été faits par les scouts de Suisse et les guides du Burkina durant l'été 2000 sous la direction d'un maçon local. Depuis la fin de la construction, le centre est resté fermé.

Les guides aînées de Dédougou et environs ont un âge entre 15 et 25 ans. Certaines sont scolarisées au secondaire, d'autres sont rurales et n'ont donc fait que leurs études primaires. Elles ont comme occupation quotidienne les travaux ménagers auxquels s'ajoutent les travaux champêtres pendant la saison pluvieuse. Leurs ressources financières sont très limitées parce qu'elles n'ont pas eu l'opportunité d'apprendre une activité génératrice de revenus.

Afin de permettre à certaines de ces guides rurales de pouvoir apprendre un métier qui leur sera utile, il est nécessaire de valoriser leur centre guide en y créant une école de couture. Le choix de la couture s'explique par le fait que dans leur milieu de vie, ce métier marche très bien par rapport à certains autres.

Cliquez ici pour plus d'informations, sur le site du MSdS.

Objectifs

  1. Former des guides en trois ans capables de faire la couture pour bébés, enfants et adultes.
  2. Former des guides en trois ans capables de faire des tricots, des broderies pour les nappes de table, de la teinture.
  3. Former des guides capables de gérer une petite entreprise ou un atelier de couture.
  4. Mettre à la disposition des guides formées un fonds pour créer leur propre atelier.

1re visite: Etat actuel et récit de la mission (12-14 septembre 2002)

Les premiers cours devraient être dispensés avant la fin de l'année. Mais pour cela, divers points sont encore en suspens, d'où la raison de notre visite à Dédougou.

Nous nous sommes embarqués un jeudi matin dans un bus assurant la ligne Ouagadougou-Dédougou, pour un périple de 240 km, dont 140 sur une piste non goudronnée.

Le trajet jusqu'à Koudougou se passe sans problèmes, la route étant irréprochable.

Cela me permet de me familiariser avec ce paysage africain et les villages perdus dans la brousse avec une architecture très particulière, comme ici cette mosquée.

Mais une fois le goudron derrière nous les ennuis arrivent. Une poussière rouge envahit tout le bus, on suffoque. Le soleil cogne (aux alentours de 35° à l'ombre). La ventilation n'existe plus (de même que la porte avant du bus d'ailleurs). Les trous se succèdent. Le bus n'étant plus tout jeune, le chauffeur à des soucis avec une roue arrière, ce qui fait que nous nous arrêtons souvent pour remettre en place quelques pièces déplacées suite à un mauvais trou.
Bref, nous mettrons 7 heures pour parcourir la distance.

Enfin arrivé. Heureusement, car mes réserves d'eau étaient taries. Vu le retard pris, nous sommes obligés de reporter la réunion au lendemain, et donc de différer également notre retour à Ouaga d'un jour.

Nous logeons au centre d'accueil de la mission catholique de la ville. Quel luxe: un vrai lit, un lavabo avec l'eau courante, une douche.

Le lendemain, nous profitons de faire la réunion entre l'aumônier responsable du projet, la future monitrice de couture, une responsable des guides scoutes de Dédougou, deux responsables des guides au niveau national et moi-même en tant que représentant des scouts de Suisse.

Le reste de la journée (étant bloqué ici jusqu'au lendemain, les bus pour Ouaga ne partant que le matin) est mis à profit pour visiter la place de l'école, le centre-ville et l'atelier de couture de la monitrice.

Nous retournons à Ouagadougou le samedi matin. Et là surprise en arrivant à la gare routière le matin, c'est le même bus qu'à l'aller qui nous attend. Mais heureusement il a été quelque peu bricolé et c'est en 5 heures seulement que nous rejoignons la capitale. Et comme il a plu un peu le vendredi, il fait également moins chaud et il y a beaucoup moins de poussière.

2e visite: les choses prennent forme (10-13 octobre 2002)

Cette fois le trajet fut bien plus agréable que la première fois, car nous avons eu droit au bus tout neuf.

Nous prévoyons de passer 4 jours à Dédougou afin de faire avancer les choses un maximum. Comme nous avons de la chance cette fois, tout le monde se trouve en ville, car c'est la rentrée scolaire et donc la reprise de toutes les autres activités.

Eglise de Dédougou

En passant 4 jours au centre d'accueil de la paroisse et en côtoyant les divers aumôniers, nous ne pouvons nous empêcher de faire un crochet par l'église...

Messe

... et participer à une célébration le samedi soir.

Avec une anecdote: au moment de la communion, coupure d'électricité, tout est plongé dans le noir. Pas de panique, on allume d'autres bougies et la célébration continue jusqu'au rétablissement du courant.

Je vous ferais grâce du procès verbal des discussions (environ 8h de réunions par jour à la manière burkinabée), car il serait trop long de tout décrire ce qui s'est passé tant il y aurait à dire.
Nous avons pu rencontrer le responsable diocésain, l'aumônier des guides qui sera également le responsable du projet et du bon fonctionnement de l'école de couture (nous le voyons ici en pleine discussion), la future trésorière de l'école ainsi que la monitrice de couture.
Le travail fut laborieux (surtout pour la préparation du budget), fatiguant, mais les choses ont avancé bien mieux que lors de la première visite.

Responsable du projet d'école
Réunion régionale des guides

Ce séjour à Dédougou nous a réservé autant de surprises que lors de notre expédition dans le Nord-Est, mais d'un autre genre, surtout dans la manière d'obtenir les informations que nous désirions ou les excuses fournies.

Nous en avons aussi profité pour visiter le local de la future école. Les guides de la région de Dédougou y avaient justement ce jour-là leur rencontre régionale pour la reprise des activités (et la clôture de l'année précédante également)

Je crois qu'il ne faut pas essayer de comparer cette rencontre régionale des responsables avec celles que je connais en Suisse, il y aurait tellement de différences.

Ayant moi-même été responsable dans l'équipe cantonale de Fribourg, je trouve la réunion particulièrement intéressante, car elle me permet de voir comment, en ayant les mêmes fondements scouts, leur application peut être si différente en Europe et en Afrique.

Réunion régionale des guides
Photo de groupe

Dernière photo de famille avant de rentrer.

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