Québec
Assemblée

Après presque 24h de voyage (via Genève, Zurich, Montréal), nous sommes arrivés le 18 août tard dans la nuit, dans notre région d'accueil, à la paroisse de St-Joseph. Rapidement nous rejoignons nos familles d'accueil (pour dormir? NON). Nous faisons connaissance jusque tard dans la nuit. Merci à Marthe, Marcel, Cindy, Tommy et Jimmy Bosa-Lessard pour leur générosité.

Le lendemain, tous les Suisses (500 personnes de Suisse romande, Suisse italienne et Suisse allemande) se retrouvent à St-Georges pour une grande célébration. Sur la photo du bas, des jeunes de la paroisse nous présentent une chorégraphie pour l'hymne de ces JMJ. Que la fête commence.

L'assemblée à St-Georges
Célébration St-Georges
Fête St-Georges

La journée se poursuit par un grand pique-nique commun et une soirée à la patinoire où, sur un décor de cabane à sucre, se produisent plusieurs artistes québécois. Chacun chante, danse, s'amuse jusqu'à plus soif. Ensuite, en fin de soirée, chacune des 3 régions linguistiques de Suisse (Les germanophones sur cette photo), présentent nos spécialités à nos amis québécois (dommage que l'on ne puisse pas retranscrire leur accent).

Vieux Québec

Le lendemain, départ pour Québec, à plus d'une heure de bus. Nous y retrouvons la grande majorité des pèlerins accueillis dans le diocèse. Voici ici le vieux Québec et son château ainsi que son esplanade qui domine le port.

Esplanade
Groupe François

En fin de journée, tous les pèlerins se rendent aux plaines d'Abraham (juste à la sortie du vieux Québec) pour le spectacle de clôture de la fête diocésaine. Et c'est là que l'on commence à prendre pleine conscience de ce que veut dire le mot Patience. En effet, certains ont dû attendre plus de 3 heures dans la file d'attente pour obtenir leur tranche de pizza. Cela fut l'occasion malgré tout de quelques chants et de holà géantes.

De musées en églises, de couvents en magasins souvenirs, d'animations de rues en célébrations, chacun flâne selon ses envies. Tiens des Suisses (soi-disant d'un bus nommé Lausanne, mais où sont les Lausannois) à Québec, quelle surprise. Je retrouve Vincent, compagnon d'une semaine, mais quelle compagnie riche en découverte et échanges.

On voit à arrière-plan le St-Laurent et l'autre rive.

Plaines d'Abraham
Un groupe de choc

La soirée fut ponctuée de nombreux chanteurs dans une ambiance magique. Plus de 10'000 pèlerins réunis dans un même but. On peut voir sur les visages de chacun la joie d'une soirée réussie mais aussi la fatigue d'une journée bien remplie.

Vers 23h00, chacun rejoint son bus (des dizaines de bus scolaires jaunes sont alignés tout le long de la route. Comme ils sont tous identiques, c'est un jeu d'enfant de retrouver son bus) Malgré un retour tardif dans notre famille d'accueil vers 00h30 et une grande fatigue, Vincent (mon compagnon bien malgré lui dans la famille) et moi-même ne pouvons nous empêcher de nous mettre à table avec notre famille pour leur raconter notre journée. Encore une nuit courte de sommeil en perspective.

Le dimanche fut une journée très attendue par bon nombre d'entre-nous. Cette journée fut consacrée entièrement à nos familles d'accueil. Et quelle journée. Merci à la famille Bosa, qui a essayé de nous épuiser par la multitude d'activités prévues. Mais à leur grand désespoir Vincent et moi avons survécu et ce sont eux qui ont posé les plaques en premier. Mais cela restera pour moi la plus belle journée de mon séjour au Québec.

Célébration St-Jules

Jour du Seigneur oblige, la journée commence par une célébration à St-Jules, regroupant la moitié des pèlerins du bus Lausanne avec leurs familles d'accueil.

Brunch paroissial

S'en suivi un brunch communautaire dans la salle de l'école.

Parade St-Victor
Parade St-Victor

Puis départ pour la ville de St-Victor qui fête ses 150 ans. Une grande parade y est organisée. Nous passons le début de l'après-midi chez la parenté de notre famille d'accueil. Des chars les plus anciens aux camions les plus modernes (Merci Marcel d'avoir pu me permettre d'aller faire un tour avec ce monstre de 60 tonnes), en passant par les musiques les plus populaires et le sucre d'érable distribué par les Cow-Boys, la parade nous a offert un bel aperçu des coutumes québécoises.

Parade St-Victor
En Pontiac

Pas le temps de s'apitoyer sur son sort et de se remettre de ses émotions. Nous nous rendons chez un autre membre de la famille vers 16h pour aller à la découverte de la forêt canadienne. Nous découvrons toutes les sortes d'érables et autres secrets de la forêt. Pour les plus paresseux, la visite se fait en quad.

Vincent est aux anges. Marcel étant passionné de mécanique, il nous fait découvrir sa passion en nous montrant divers moyens de transports motorisés. Après une promenade dans une Mustang modèle 68, Vincent découvre les joies de sillonner les routes canadiennes à bord d'une Pontiac décapotable dernier modèle, tout cela tête au vent, sur un fond de musique de western.

En forêt
Le Chalet familial

Nous découvrons le chalet familial, perdu au milieu d'hectares de forêt. Si nous continuons la route où nous avons laissé la voiture sur une distance de 80 km en ligne droite, nous arrivons aux Etats-Unis, et cela sans jamais être sortis de la forêt.

Ce qui nous surprend aussi, c'est que partout le gazon et toujours propre et fraîchement tondu. Même ici pour ce chalet perdu en pleine forêt, on a l'impression que l'on vient de passer la tondeuse.

Plus loin, chez les grands-parents, après un petit tour à l'arrière du pick-up et en mini-moto, nous arrivons sur le point culminant de la propriété. Nous voyons à perte de vue la forêt canadienne, avec dans le lointain la carrière d'amiante de Tring-Jonction, notre village d'accueil. Marcel nous fait également visiter sa collection d'une vingtaine de Ski-Doo (moto-neige pour les Européens).

Les forêts canadiennes

Nous voilà alors arrivé au meilleur moment de la journée (bien qu'il soit déjà 23h), après avoir fait une petite baignade dans la piscine et être allé faire un tour dans ces fameux mastodontes américains de 60t appelés Truck.

La voiture s'arrête au bout d'un chemin de gravier, dans un champ. Nous continuons à pieds le sentier qui descend à travers les arbres vers la rivière. Nous découvrons un petit regroupement de 4 chalets avec une pelouse au centre sur lequel sont disposées des bancs et chaises. 2 personnes nous accueillent. Puis au détour d'un chalet, l'apparition de la Vierge dans son sanctuaire. Explication nous est donnée:

La manifestation de la vierge St-Frédéric
La vierge de St-Frédéric

Notre soirée se poursuivit sur le terrain juste à côté du sanctuaire où nous retrouvons les frères et soeurs de notre famille d'accueil pour une veillée autour du feu et quelques grillades. Puis retour enfin à la maison où profitant de la dernière soirée, nous discutons encore jusqu'à 2h du matin.

Le lendemain, c'est l'heure de faire les bagages pour continuer notre pèlerinage. Une petite célébration nous réunit tous (pèlerins et famille d'accueil) pour les remerciements et les adieux. Même Marcel, censé travailler, a obtenu la bénédiction de son patron pour s'absenter un moment de son poste afin de venir nous faire ses adieux. Quelle joie.

Depuis de nombreuses années vit une famille dans ce regroupement de chalets. Ils s'occupaient d'un mini-golf sur ce même terrain. Un jour par semaine, la famille très pratiquante se retrouvait pour un moment de prière et d'adoration. Une statue de la Vierge était présente sur ce rocher. Or un beau jour, vers 1990 environ, la Vierge apparaît à un membre de la famille. Puis cela se reproduit pour plusieurs membres de cette même famille (grands-parents et leurs enfants). Ce qui est très marquant, c'est que les deux personnes qui me content ses faits ont elles-mêmes vu ces apparitions. Leur voix et leur témoignage sont emplis par l'émotion. Par la suite, 3 ans plus tard, une nouvelle apparition se produit. Des témoins remarquent dans le ciel une grande croix blanche sous laquelle sont inscrites les 3 lettres: "JMJ" Jésus, Marie, Joseph ont-ils d'abord pensé. Mais aujourd'hui, avec la situation nous emmenant à ce lieu ne serait-ce peut-être pas plutôt Journée Mondiale de la Jeunesse.

Ne désirant pas être pris pour des fous, la nouvelle ne se répand que très lentement. Un jour, alors que la sécheresse fait rage dans la région, un prêtre vient célébrer en ce lieu avec un groupe de fidèles. Dans ses prières et devant la foule rassemblée, il invoque la Vierge en lui demandant un signe si elle est présente. Rien ne se passe le jour même. Mais le lendemain, lorsqu'un des filles de la famille sort de la voiture, elle remarque des gouttes d'eau. Puis le débit s'intensifie jusqu'à ce qu'un mince filet d'eau ne sorte du talus. Aujourd'hui encore, cette source fournit continuellement un mince filet d'eau.

D'autres témoignages de guérisons (dont certains dans ma famille d'accueil, qui possède un chalet à 20 mètres de là) nous sont encore contés. Puis nous nous retrouvons tous dans le chalet pour partager avec cette famille privilégiée leurs expériences et nos motivations pour la participation aux JMJ. Au bout de l'échange, il ne manque plus qu'une chose à cette famille: Que leur eau sacrée soit bénite et conservée par le pape. Mission nous est donnée et d'y penser lors de notre rencontre avec le Saint-Père à Toronto.

Ce fut la première révélation de ces JMJ, un moment magique très fort et je crois que les rares pèlerins privilégiés de Tring-Jonction et St-Frédéric à qui il a été donné de partager ce mystère ne me contrediront pas.

Célébration d'adieux
Une famille en or

Enfin, après tout ce que je viens de vous narrer, je crois qu'il est temps que je vous présente cette famille en or si formidable. On discerne également au deuxième plan leur fierté, la Mustang 1968 ainsi qu'à l'arrière plan les fameux bus scolaires jaunes qui nous ont accompagnés si souvent.

Une Famille en or

De gauche à droite:
1er rang: Cindy, Tommy, David, Jimmy
2e rang: Marcel, Marthe, Vincent.

Il n'y a pas de mots adéquats pour les remercier (eux et les autres familles d'accueil) de leur hospitalité. Mais au fond de nous, on se comprend et un simple regard ou une pensée suffisent. Je pense que si les JMJ ont été très intenses pour nous pèlerins, elles l'ont été tout autant voir plus pour ces familles, surtout à lire leurs témoignages reçus à mon retour en Suisse sur la manière dont ils ont vécu cette fin du mois de juillet 2002.

Les adieux terminés, nous avons repris notre voyage, direction St-Anne de Baupré, dans la banlieue de Québec. Ce sanctuaire, dédié à Ste-Anne, la mère de la Vierge Marie, est le premier lieu de pèlerinage d'Amérique. Nous y passons la journée. La basilique est impressionnante.

Avec mes deux compagnes du moment, nous profitons d'un moment d'adoration du St-Sacrement pour se remémorer la semaine écoulée. Cette atmosphère nous rappelle alors l'ambiance rencontrée voilà deux ans à la basilique St-Pierre de Rome.

Scala Sancta

Puis vient l'heure du souper où tous les Suisses (ainsi que des représentants des USA, ainsi que d'Haïti) se retrouvent à l'arrière du monastère. La communauté des Béatitudes nous fait part de quelques animations chantées et dansées.

Un centre de tri matériel
Ste-Anne de Baupré

Une reconstitution de l'Escalier Saint, gravit en Terre Sainte par le Christ lors de sa condamnation, se trouve aussi dans le sanctuaire. Son ascension se fait à genoux. Attention à ne pas en garder les stigmates. Merci Lydie et Jacqueline pour votre compagnie.

Repos mérité

Dans la halle de sport transformée en centre de tri sont regroupés tous les sacs de divers pèlerins. En fin de soirée, les groupes seront répartis en divers bus pour prendre la direction de Toronto en voyage de nuit (10h de route environ).

La délégation suisse au Québec

Photo de famille devant le sanctuaire, avec les quelques 500 Suisses présents dans le diocèse de Québec.

Un dernier chemin de croix dans le sanctuaire et nous prenons la route de Toronto en disant au revoir au Québec.

Et maintenant, direction Toronto

Crédits photos: Alex, Marthe, Jacqueline, David

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